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The Dark Knight

sortie le 13/02/2009

Le 13 août 2008, en plein été surgissait le nouveau Batman de C.Nolan, attendu par des millions de cinéphiles ayant été savament attirés par le buzz qui a battu son plein les précédents mois. Sorti en Blu-Ray Vidéo, le 13 février 2009, The Dark Knight va vous montrer à quoi sert un lecteur Blu-Ray...

Why So Serious ?

Disons-le clairement. Le héros là dedans, c'est le Joker. Heath Ledger (R.I.P) incarne un joker totalement psychotique qui est à la fois à fond dans son délire mais pourtant totalement juste dans sa vision du monde civilisé où le crime engendre le crime, où l'égoïsme met la ville à feux et à sang, où il n'existe que le profit et rien que du profit, lui-même cramant tout le fric qu'il a piqué..."Par principe" dit-il... Un "vilain" de principe. Voilà ce qu'est le Joker. Il n'est pas là pour faire du mal, non. C'est un être totalement ammoral où il considère qu'il n'est qu'un poids dans la balance qu'est ce monde pourri. Batman étant l'autre poids qui va tenter de mettre fin à la violence dans Gotham. Mais comme l'explique si bien Nolan, à travers le Joker, plus Batman humilie cette Pègre craint de tous, plus la violence monte d'un cran, comme l'apparition du Joker nous le montre. Un monde "juste", équilibré, manichéen avec un être "gentil" symbolisant les bons côtés de l'Homme et de l'autre un "vilain" symbolisant tous ces pêchés. Batman est un symbole. Joker est un symbole. Mais le troisième élément qui représente la tranche d'une même pièce, celui qui prouve que l'on peut être juste sans passer aux etrêmité d'un justicier masqué est bien Harvey Dent.

Derrière le charisme, la crainte et pourtant la fascination du Joker marqué par sa gestuelle improbable, ses sauts d'humeurs, sa mythomanie maladive, c'est bien Harvey Dent alias le futur "Double Face" qui va faire pencher la balance vers le bien ou le mal. En 2H27, Nolan amène, petit à petit à nous confronter vers les valeurs de bien ou de mal, thème si cher aux comicbooks, marqué par le basculement de Harvey Dent. La bataille entre Batman et Joker est donc purement psychologique où Joker veut prouver qu'au fond, un homme "bon" n'est qu'un cinglé de plus dans cette ville de Gotham. Ce basculement trouble et incertain du bon vers le mauvais est aussi marqué par l'arrière plan scénaristique. Par exemple, la majorité des flics sous Gordon sont des types qui ont été soupçonnés ou accusés d'avoir été acheté par la Pègre... Une Pègre incarnée par Eric Roberts qui n'a ni peur des flics, ni même de Batman en fait... Une Pègre qui est une partie "naturelle" du monde civilisé et qui a donc un rôle très important dans ce film au final pessimiste. Le Joker est la tornade qui chamboule les habitudes et qui fait tomber le masque. Derrière cette volonté de faire le bien, Batman est responsable indirectement d'une hausse de violence à Gotham.

Un film qui a une thématique finalement très simple mais montré sous différents points de vue plus ou moins profond plus ou moins élégants et plus ou moins sensationnels grâce à un traitement des deux méchants, plutôt subtile. L'un dans son évolution et dans sa découverte, l'autre dans une démense qui flirte entre le passionel et le rationnel dérangeant.

Attirer sa chance

Pour mettre tout ça en valeur, Nolan nous livre une réalisation plutôt magistral car très riche en points de vue, en focale ou en séquences qui sait s'adapter à chaque message des scènes filmés. C'est ainsi, que l'on peut alors mettre en avant certains caractéristiques des personnages, avec des très gros plans sur le Joker (quand il envoie ses cassettes vidéos de kidnapping) ou la moitié du visage de Harvey dans l'ombre indiquant d'éemblée sa dualité ou encore des plans qui reviennent souvent avec un plan large mettant en avant le personnage seul. D'ailleurs, ça passe tellement bien dans le fim que l'ion fait pas gaffe, mais lors de ses séquences assez "posés" il n'y a pas un chat dans les rues... Comme si qu'un moment donné, on décide de mettre de côté le "réalisme" pour enclancher toute une thématique symbolique et pyschologique (cf. duel entre Joker et Batman à moto). On mixe alors des plans naturellement enchainé, plutôt dynamiques, vifs puis avec d'un seul coups des éléments plus "encadrés" plus picturaux. Et justement, la technique de Nolan montre bien cette volonté d'être très photogénique quand on sait que plusieurs scènes ont été tournés en iMax (pour être diffusés en 3D). Evidément nos téléviseurs ne peuvent pas encore les appliquer. Le format de l'image est en fait plus large que le format cinémascope. Il fallait faire un choix pour le Blu-Ray qui se veut avant out pensé pour optimiser nos écrans. La Warner nous fait un excellent choix de garder le travail original pour les scènes iMax plutôt que de recadrer comme un boucher. Certains pinailleurs diront que l'on oscille entre le format iMax (1.75) et le format Cinemascope (2.35) mais ça coule plutôt de source à l'écran et permet surtout de conserver les cadrages d'origine.

Le travail d'image de Nolan étant très très léché et plutôt dynamique et impactant dans ses cadrages avec des focales mettant en avant différents détails des décors permettant de nous plonger dedans, le blu-ray se doit d'être parfait. Et évidement, il l'est. Le film est très très clean, pas vraiment de bruit, car certains BD, même très bons ont du bruit, alors à moins de se coller la figure sur sa téloche, vous y verrez une image défini et détouré au rasoir. La colorimétrie et la lumière sont évidemment bien retrsnacris et mettent en avant les explosions, les oculeurs bariolés du Joker contrastant avec la noirceur de Gotham. D'ailleurs, beaucoup d'netre vous l'auront remarqué, dans beaucoup de plans de la ville, on y voit plus "New-York" que Gotham et donc le travail de "déformation" de la ville de tournage a été bien moindre, ce qui peut casser un peu l'univers très fermé du comic book. Niveau son... Que dire ? Nous sommes aussi très très poussé avec des enceintes bien gérés dont les frontales pour les explosions en pleine tronche, mais aussi les voix qui ont leur intonnations plus varié et mobiles qu'avec un simple 5.1 puisqu'ici en TrueHD.

Mais cette subtilité des sons vocaux sont surtout remarqué en VO. La version français, elle joue plus sur les canneaux frontaux pour renfoer les dialogues. On préfera la VO évidemment, mais techniquement la VF tient la route et passé la voix toujours aussi horrible de Batman, ça roule. Les musiques du film tiennent d'ailleurs une place assez importante pour soutenir les ambiances de différentes scènes. Elles sont en fait, plutôt discrètes car bien incrusté au visuel, mais est indispensable pour soutenir certains moments forts.

Enfin, le BD comprend un deuxième disque réservé aux bonus, autant dire que niveau quantité il y a le paquet. Mais il s'agit de quantité en "durée". Certaines éditions balance plein de mini-modules, ici on a plusieurs making-of durant une heure chacun, dont les émissions intégrales de Gotham TV. On aura aussi le droit de visionner les cartes du Joker. L'importance est aussi que ces making-of sont en Haute-Définition, attention. On notera aussi la possibilité de se faire une copie digitale de son film (la PS3 en est capable). Des bonus qui sont plutôt aboutis et ne jouent pas la carte du geek-attitude. Certains le regretterons, d'autres aimeront cette éfficacité.

Tout amateur de film d'action, The Dark Knight est pour vous. Jouant sur des scènes sensationnelles, des dialogues à la fois résonnant mais aussi plein de justesse, un univers branlant qui basule d'un côté comme de l'autre, Batman est une réussite réellement total, à ceci près... Que le film n'est pas réellement fini. Disons que la thématique qu'aborde le film trouve une conclusion ou plutôt une issue, mais le personnage du Joker ayant été à pine effleuré (il n'est pas encore totalement rattaché à Batman et part semer la zizanie, ses entreprises manquent encore de folie). On sent que Nolan se laissait une marge pour justement pousser plus loin son personnage. Hélas, Heath Ledger n'est plus et le remplacer ne sera pas une mince affaire. D'ailleurs, la tournure des évènements voudrait qu'on s'attaque à d'autres méchants.