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TICKET CINÉ N°6

écrit le 14/02/2011

Voici donc une nouvelle rubrique : le ticket Ciné. Le but est de vous écrire des avis à chaud sur les films regardés durant la semaine qui vient de s'écouler. Ca peut être n'importe quoi : du Cinéma, en vidéo, ou la télévision et peu importe leur genre (je vous éviterais les pornos, ahem), peu importante la date. L'idée est de pouvoir parler Cinéma sans avoir à écrire d'analyses poussées, étant donné que la priorité reste tout de même le jeu vidéo. Et comme, il y a bien souvent au moins un jeu par semaine... En espérant vous donner envie de regarder ces films. Et il faudra vous habiter à cette notation sur cinq, qui semblera dur pour certains.

Mafia Blues 2 (2002) - de : Harold Ramis - avec : Robert Deniro, Billy Crystal

Le deuxième épisode des aventures du Psychologue Dr.Sobel et de son patient Parrain de la Pègre, Paul Vitti. Le film reprend la formule du « suite-bis » avec un scénario nettement plus léger et par extension moins surprenant que son hilarant ainé. Une suite dit « facile » servie tout de même par une première moitié très réussi qui permettent aux acteurs de se livrer un cabotinage et un délire total avec des dialogues et situations grand guignolesques créés par l'opposition des deux personnages. En revanche, dès qu'on veut introduire le semblant de scénario (Paul Vitti est censé se réinsérer après deux ans passés en prison mais les habitudes ont la vie dure), l'humour tombe totalement à plat provoquant un ennui assez désastreux. Bref, une suite vraiment pas travaillée.

Le Transporteur 3 (2008) - de : Olivier Megaton - avec : Jason Statham

Le premier Transporteur était sympa est rafraichissant à l'époque. Le deuxième était bourrin. Le troisième est... lamentable. Franck, le transporteur doit emmener un colis important en Roumanie, accompagné d'une jeune femme. Ils ont à leur poignée une bombe qui explose en s'éloignant de la voiture obligeant alors au héros d'aller au point de rendez-vous. Tout ça permettant de faire signer un contrat pour amener des bateaux de déchets toxiques... Ce n’est pas le scénario qui va nous intéresser encore que le plan des méchants est inutilement compliqué. Mais cet épisode accumule les dialogues pourris, les incohérences étranges, des situations vulgaires (la nana qui peut pas aller pisser trop loin de la caisse se met à pisser dans un magasin... Très chic) et des combats très très mal réalisés et montés de manière clipesque (bondiou que cette musique était énervante, forte et laide), le tout en vitesse rapide... Véridique, les scènes de baston ont été accélérées : c'est illisible et inélégant. Une véritable catastrophe qui se prend au sérieux et qui fait quand même pitié de voir que des gens (avec un cerveau et tout) arrivent à pondre ça. Je met néanmoins une étoile pour récompenser mes fou-rires devant le ridicule du film, et parce que je plains Jason Statham (pourtant acteur à capital sympathie fortement élevé et plutôt intéressant dans son genre « action ») d'être ridiculisé à ce point.

Showtime (2001) - de : Tom Dey - avec : Robert DeNiro et Eddie Murphy

Pour les besoins d'un reality show redorant le blason de la Police de Los Angeles, le lieutenant Mitch Preston (DeNiro) doit s'associer à un simple officier en uniforme rêvant de gloire cinématographique (Murphy) dans le cadre d'une affaire de trafiquant d'armes. Réutilisant le concept du buddy-movie, genre où Eddie Murphy a fait ses preuves dans les 80's, Showtime s'amuse aussi à réutiliser les codes de la télévision dans cette parodie musclée du concept de reality show (le concept était encore frais à l'époque). On est dans un film de comédie d'action comme on en a vécu plein dans les 80's et 90's avec deux grosses vedettes s'en donnant à cœur joie dans leur propre caricature (DeNiro : mec blasé ; Murphy : le déconneur). C'est très classique et pas forcément très ambitieux dans la réalisation mais c'est efficace, surtout si vous avez connu et apprécié le genre. C'est pas tous les jours que le buddy-movie est correctement ré-utilisé et Showtime réussit à le faire en dépoussiérant un peu le trip en se moquant des clichés du film d'action (les punchlines ridicules, les poses stylés mais pas du tout efficaces, etc). Ca fonctionne pas mal et on passe un très bon moment avec ces deux grands acteurs du passé grâce à l'enthousiasme évident de leur prestation (DeNiro caricaturant un de ses propres rôles, notamment). Un film pour les nostalgiques mais dans un contexte bien modernisé. Ca aurait pu être bien mieux mis en valeur, mais nous sommes clairement en face d'un « buddy-movie », un film de potes quoi...

L'Arme Fatale 4 (1998) - de : Richard Donner - avec : Mel Gibson, Danny Glover

Aaaaah... Que ce film sent bon la fin des années 90... Un des derniers dinosaures de ce genre unique cocktailisé d'action, policier et comédie. Le film était très attendu par les fans à l'époque, puisque nous étions pas moins de six ans après l'Arme Fatale 3. Mel Gibson avait acquis une réputation bien au delà du film d'action grâce à son chef d’œuvre Braveheart et il était donc inattendu de le revoir endosser son rôle de Martin Riggs. Le quatrième et dernier épisode de la série est une sorte de point d'honneur à cette époque passée des 90's. Riggs et Murtaugh ont bien vieilli, si ce dernier a accepté sa crise de la cinquantaine, c'est au tour de Riggs de se rendre compte que l'époque où ses cheveux longs et ses longues chemises débraillées est terminée. On retrouve donc toute la clique de la série, en plus de ce duo : Leo Getz (Joe Pesci) plus chieur que jamais, Lorna qui attend un bébé de Riggs, le Capitaine tout aussi dérouté de voir que le temps passe, toute la famille Murtaugh où l'on a connu les enfants touts petits devenus grands (ce sont les mêmes acteurs)... Le spectateur est invité à cette gigantesque réunion de famille, en plus de l'arrivée de Chris Rock censé apporter une pointe de jeunesse à l'ensemble et surtout, le bad guy de cet épisode : Jet Li. C'est ce film qui l'a fait connaître du grand public occidental. Li explose en membre de la triade vicieux, dangereux adepte des arts martiaux. Si l'ensemble de cet épisode nous montre souvent des cascades trop grosses pour être crédibles, contrairement à l'aspect policier des deux premiers épisodes, c'est un joyeux bordel festif qui fait plaisir aux spectateurs tant la réalisation dynamique suit l'action de bout en bout sans perdre une miette. Le temps défile vite dans ces 120 minutes intenses où l'équipe de Richard Donner et Joel Silver semblent y être allés de bon cœur. Un bon gros film d'action de qualité comme on n'en fait plus, avec un casting au capital sympathie extrêmement élevé. Il n'y aura pas de cinquième épisode et c’est tant mieux tant le générique de fin « familiale » résume bien le succès de la série. Une belle fin.

Mary à tout prix (1998) - de : Peter et Bobby Farrelly - avec : Cameron Diaz, Ben Stiller

Pour écrire ce petit avis à chaud, je vais être obligé de passer par la case « 3615 my life ». Mary à tout prix est un film sorti en 1998 où un trentenaire (Ben Stiller, le « malchanceux ») n'a jamais cessé de penser à son amour de lycée et où il fera tout pour la retrouver. Sauf que sur son chemin, il y croisera deux rivaux qui sont prêts à tout pour être avec Mary qui est la « perfection  absolue » (belle, riche, douce, humaine, aux goûts simples). A cette époque, c'était le « film à la mode ». Vous savez, ce foutu film que tout le monde vous rabâche les oreilles et ils finissent par vous gonfler... A cette époque, j'avais trouvé ce film aux blagues grasses, sans aucune subtilité avec en plus un fond d'histoire à l'eau de rose pour « jeunes débiles » (l'amour lycéen... ce genre de conneries quoi). Je trouvais ça vraiment arriéré comme film et pourtant j'aimais Dumb & Dumber des mêmes réalisateurs, mais c'était très con, alors que là vous aviez un message « teen ». Mais le temps a passé et nous avons franchi au moins dix échelons dans le gras, le potache et l'imbécilité, en 13ans de temps (et ouais 13ans, putain !). Du coup, revoir ce film là en 2011 nous dévoile de la comédie assez débile mais finalement bien distillée avec pas mal de passages « romantiques » dans le plus simple appareil qui cassent l'humour mais ajoute une petite touche de sincérité quelque peu naïve mais néanmoins touchante dans ce monde de ouf où le sexe est Roi. De bons gags, un peu de bons sentiments et une Cameron Diaz vraiment craquante. C'est sympatoche, notre cerveau peut se reposer sans craintes.