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Portrait : Hideo Kojima

écrit le 18/02/2006

Hideo Kojima... Ce nom, desormais, tout le monde le connait, ce nom fait office de "Grande Stature" du monde videoludique. Mais Kojima n'est pas Snake, n'est pas Otacon, n'est pas un mecha (...), Kojima c'est un univers cohérent qu'il a réussi à créer via le jeu video, une retrospective de son oeuvre, ça vous dit ? Moi, oui !

Passioné dès le plus jeune âge

C'est le 24 août 1963 que Hideo est né, c'est cette date où son premier cri fût. C'est cette date où il décida de faire des jeux video... Hmm non, c'est pas ça du tout. Né à Setagaya, à Tokyo (Japon), sa famille démenage lorsqu'il a 3 ans, pour Kobe, situé dans le Kansai, sud-west de Tokyo. Kojima est très tôt interressé et passioné par le cinéma et les series TV, cette passion est tellement forte qu'au collège, il réalise quelques courts métrages 8 mm. Il va, helas, vite déchanter, puisqu'il n'est soutenu par aucun de ses proches. Mais la passion l'anime, et il écrit divers scenarios qu'il tente de publier dans les divers magazines japonais, mais il faut dire que caser plus de 400 pages dans des magazines c'est suffisement lourd pour qu'aucun n'accepte ceci.

Et la lumière fût...

C'est un bien triste portrait que nous avons débuté mais le declic arrive. Hideo Kojima voit arriver la Nes de Nintendo et y voit une occasion d'explorer les univers cinématographiques tout en étant ludique et créatif. A l'issu de ses études, c'est en 1986 qu'il intègre la firme Konami. Son premier travail est directeur assistant pour le jeu Yumetairiku Adventure (soit Penguin Adventure) sur la console MSX.

Penguin Adventure

Jeu d'action/plate-forme vue de dos sur la console MSX, le but du jeu est de parcourir le chemin qui mène vers l'antidote du pommier doré qui sauvera la "princesse pinguin" empoisonnée. Pour cela votre pinguin heroïque devra traverser le paradis des pinguins qui a été monopolisé par les "Phrysauruses", lezards carnivores qui ont forcé nos pinguins a "délocalisé", si l'on peut dire ceci. Le jeu, sous ses airs enfantins et conte de fée, est un jeu fortement rythmé avec séances de blast et plates-formes qui a eu et a encore du succès, grâce à cette mode "oldies" et qui nous fait encore parler de ce jeu de 1986.

Après cette expérience passée sur ce soft, Kojima se voit offrir "le" poste de directeur, sur un jeu appellé Metal Gear... Il faut savoir qu'à l'epoque, le jeu video n'est pas une industrie fort lucrative et beaucoup ne croient pas encore au succès des jeuxvideos, ceci expliquant certainement ce poste rapide pour le jeune Kojima destiné à créer ce jeu qui lui colle à la peau.

Metal Gear

Il est maintenant dans les moeurs de se dire que Metal Gear est un grand succès. Mais il faut bien dire que le succès n'est pas venu grâce d'excellentes ventes précédentes, ainsi c'est un véritable petit exploit qu'a réussi Kojima. A cette époque où les jeux d'aventure/action font fureur tels que Rockman ou encore Ghost'n Goblins, pour ne citer que des succès. Le futur homme fort de Konami se permet d'instaurer un jeu où la discrètion, la précision, la rigueur, l'attention sont des éléments indissosciables du jeu. Et ça marche ! Metal Gear vous permet de rentrer dans la peau de ce jeune soldat au nom de code Snake qui va tenter de sauver l'un des meilleurs agents de l'unité FoxHound : Grey Fox.

On ne va résumer le scenario car peut être voudrez vous faire ou refaire le jeu, mais les ingrédients présents dans les versions PS furent tout simplmeent crée sur la machine MSX 2 en 1987. Un jeu moderne autrement dit, un jeu en avance sur son temps, un jeu qui a étonné et frappé. De telle sorte que le jeu est porté sur la "prestigieuse" Famicom de Nintendo. Les éléments scenaristiques que Kojima affectionnent se retrouvent en partie dans ce jeu, la possibilité de s'exprimer lui a été tendu et en a profité pleinement. La particuliarité vient du fait que les capacités immersives, bien que techniquement limités, sont fidelement retranscrits via ce gameplay novateur, éviter les regards ennemis, contacts radio, relations "profondes" avec les differents protagonistes du jeu, tout est là pour nous prendre pour un Rambo des temps modernes.

Snatcher

Voici un jeu que les joueurs européens n'ont pas vu distribué sur leur sol. Initialement dévellopé sur PC 8801, puis sur MSX 2, le jeu n'eût pas un gros succès, en 88. C'est en 1992 que le jeu fût adapté sur la PC-Engine qui profite de la technologie CD-rom pour affiner le travail de couleur et surtout l'ajout de voix, c'est un carton. Le jeu n'étant disponible qu'au Japon, c'est un succès national, mais il est porté sur la Sega-CD aux Etats-Unis en 1994, c'est un nouveau succès et tout simplement une confirmation. Bon, OK mais c'est quoi ce jeu ?! Snatcher est ce que l'on appelle un "Digital Comic" Vous êtes en vue subjectif et à travers des écrans fixes, vous pouvez y faire differentes actions. Le soft est un jeu d'investigation, donc vous pouvez regarder, réflechir, parler, questionner, utiliser. Bref c'est un peu l'ancêtre des click'n play.

Le jeu vous propulse en plein Neo-Kobe, en 2047. On apprend que les rues ne sont plus vraiment sûr à cause de ce que l'on appelle les "Snatchers", ce sont des robots, mais qui sont invisibles à l'oeil humain de part leur apparence d'êtres ordinnaires. Ces snatchers tuent les êtres humains et prennent place dans la société... Heureusement, un service militaire est approprié pour ces missions risqués, Gillian Seed, le heros, vient d'y être engagé, l'homme a perdu la mémoire curieusement il y a 3 ans, il est ce que l'on appelle un "Junker", qui va faire en sorte de réduire à néant ces snatchers... Vous vous en doutez bien, l'homme va vite trouver des liens avec son passé... On en dit pas de plus, ceci est juste le tout début du jeu. Il est très interressant que dès les premières images, on pense à Blade Runner de R.Scott, une ville dans un futur incertain et insécuritaire, chose qui ne fait que mettre en avant la volonté de Kojima d'intégrer le cinéma au jeu video. Qui plus est, l'homme se démarque déjà par ses nombreux petits clins-d'oeil, tel que la ville du soft, qui est la même que sa ville où il fût élevé, le nom du robot assisstant du heros s'appelle... Metal Gear. On repère que les femmes fatales propres au cinéma noir des années 50 sont une source d'inspiration pour ses scenarios. Inutile de préciser que Snatcher se doit d'être essayé.

Policenauts

En 1994, il crée Policenauts sur PC-9821, transposé rapidement que la seule console 32 bits de l'epoque : la 3DO, le jeu se vend très bien. Mais cela ne suffit pas pour Konami, puisque le jeu est transposé en 1996, sur Playstation et un peu plus tard sur Saturn. C'est un gros succès, notamment sur la version Playstation. Mais le jeu est resté au Japon, differents essais de traduire le jeu en américain ont été tenter mais pour des raisons tout aussi absurdes qu'incertains, les versions américaines 3DO, PS et Saturn sont annulés. C'est donc un jeu assez rare qu'est ce Policenauts, mais si vous comprenez le japonais...

En 2010, l'Homme commence à conquérir l'espace, "il" crée la première colonnie : Beyond Coast. 3 ans plus tard, cette colonnie a évolué et une police se doit d'être formé : l'equipe des Policenauts. Les meilleurs policiers du monde sont séléctionnés, et partent sur cette colonnie, mais pendant le voyage, Jonathan Ingrams a un accident avec sa combinaison et disparait dans les profondeurs de l'espace... 25 ans plus tard, l'homme est retrouvé dans le néant sidéral sans son équipement, vivant et qui, surtout, a gardé l'âge de ses 31 ans, alors que ses amis ont la cinquantaine. Lorsqu'il revient à Los Angeles, il devient detective privé et il refuse un travail proposé à une femme étrange qui demande de retrouver son mari sur cette colonnie... Plus tard, la femme en question est morte suite à une course poursuite entre le heros et un meurtrier, Jonathan culpabilise et retourne sur cette colonnie où il découvrira le "pourquoi du comment" de son enquête et de ses 25 ans perdus... Comme toujours c'est un debut scenaristique très fouillé que Kojima met en scène, son style s'affirme et continue les multiples clins d'oeil à l'image du personnage Meryl Silversburgh... Comme Snatcher, c'est un jeu d'investigation mais cette fois avec un curseur à déplacer, tout en rythmant le jeu avec quelques scènes de shoot. Snatcher et Policenauts sont souvents comparés pour leurs similtudes visuelles et de gameplay.

Metal Gear 2 : Solid Snake

On fait un petit retour en arrière, en 1990, Kojima crée et lance la suite de Metal Gear, sous-titrée Solid Snake. Le jeu est la suite directe du premier opus, Snake reprend du service dans la jungle africaine à Zanzibar, il y retrouva un ancien ami, ainsi qu'un autre personnage dont la scène finale ressemble à un certain "Je suis ton père !...".
Le jeu reprend les bases du premier tout en dramatisant le personnage de Snake. Cet épisode n'est sorti qu'au Japon sur MSX 2.

La reconnaissance mondiale du public

Après ces jeux 2D, Kojima a le même declic que pour la Nes de l'époque, ce coup de coeur est la Playstation de Sony, il l'a repéré pour ses capacités 3D, son support CD qui permet d'intégrer beaucoup d'éléments, et la saturn ne marche guère, la console de Sony va être le joujou favori de Kojima, le temps de la création de Metal Gear Solid.

Metal Gear Solid

C'est en 1998 que sort Metal Gear Solid sur Playstation. C'est "le" jeu qui propulse Hideo Kojima au rang d'idole vidéoludique. En associant sa créativité, sa rigueur et les capacités de la console, il offre un des jeux que le monde videoludique retiendra à jamais. Reprenant la recette qui avait fait le succès de ses ainés, Snake se doit d'être le plus discret possible, le bruit est devenue une notion importante dans le jeu, un bruit trop présent alertera les gardes, la moindre vision par l'ennemi sera une course contre la mort, le gameplay est poussé à fond, et Kojima nous affirme à l'epoque qu'il a dû se restreindre pour ses idées souvent irréalisables.

On est époustouflés aussi par la capacité d'affichage du jeu sans aucun temps de chargement. Le scenario n'est pas en reste, il est tout simplement poussé à bout, mélange de paranoïa, de trahisons, de révélations, d'amour, une vraie histoire comme on en fait plus. Associez ceci à des personnages charismatiques tant par leur visuel que leur voix, car le jeu est entièrement doublé ne faisant qu'accroitre l'immersion et l'impact du titre dans nos têtes, on se souvient de beaucoup de dialogues qui resterons en tête et ce grâce à une France qui n'a pas été oublié et elle a droit à son doublage français de bonne qualité, en plus. Le jeu parfait entre autre ? On va pinailler sur la durée de vie trop courte, mais c'est tellement bon qu'on en redemande.

Avec une alchimie entre un scenario captivant, des personnages charismatiques, une mise en scène hollywoodienne de qualité et spectaculaire. C'est une référence dans le jeuvideo, ainsi qu'une belle démonstration artistique que nous propose l'équipe de Hideo Kojima.

Zone of the Enders

Entre plusieurs speculations de la suite de Metal Gear Solid, Kojima nous propose Zone of the Enders, en 2000 sur Playsation 2. Le créateur reprend le theme des colonnies spatiales de Policenauts mais d'une autre manière, en effet, c'est un jeu d'action/mechas. Vous dirigez un mecha très élégant, un mélange d'Evangelion et autre mecha massif comme un Gundam, bref un robot des plus classes, tel un protagoniste humain : le Jehuty. Piloté par le jeune Leo qui a dû fuir la guerre, guerre qui a tué ses amis. En montant accidentalement dans le Jehuty, il ne fait qu'aggraver les choses, le mecha en question n'est rien d'autre que le but de ce conflit. Le jeune heros va devoir faire confiance à un camp pour trouver enfin la paix.
Z.O.E est un excellent jeu d'action, où la jouabilité est d'une efficacité surprenante, diriger un robot dans l'espace est chose assez difficile à maitriser surtout que les européens ne sont pas très habitués à ce genre. Malgrès un gameplay quelquepeu répétitif, le jeu se suit sans aucune lassitude et c'est au final un jeu dynamique, prenant et émouvant : une belle surprise qui permet à Kojima de se "défaire" un peu de Metal gear. On peut tout aussi penser que le jeu se soit bien vendu pour la demo exclusif de Metal Gear Solid 2 qui était offert...

Le créateur se perfectionne

Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty

2001, Snake est de retour et c'est un gros succès. Le personnage de Snake s'assagit devient plus matûre, plus charismatique. Mais l'aventure se déroule en majeure partie avec Raiden, un jeune homme dont le nom de code est aussi Snake... Il doit enquêter sur un mouvement térroriste qui menace de faire exploser un pétrolier, le leader de ces térroristes ne serait personne d'autre que Solid Snake, le "heros" qui a pourtant été annoncé mort lors d'une mission précèdente. Mission que vous jouez personnellement avec Solid. Bref, un petit moment de frustration que de comprendre que l'on ne dirige pas Snake mais c'est aussi une "drôle" de déstiné que va subir Raiden.

Le gameplay est plus approfondi, plus réaliste, en particulier grâce au travail de l'ombre et de la lumière, une ombre est vite repérable alors il faudra rester encore plus prudent. Un mode de visé a été ajouté pour le confort de jeu. Ainsi d'une simple pression, la vue passe en vue subjectif le temps d'ajuster un tir et éviter de tirer n'importe où. La précision et la rigueur sont plus évolués que MGS sur PS, c'est un gameplay abouti que nous offre la desormais star de Konami. Le jeu est en plus pourvue de nombreuses quêtes annexes et autres clins d'oeils humouristiques qui pousse à faire et à refaire le jeu pour voir tous ses "secrets". Le jeu a pourtant été critiqué pour son trop plein de cinémtiques, Kojima s'est laché, mais va pouvoir s'améliorer.

Zone of the Enders 2 : the 2nd Runner

2003, Kojima remet le couvert avec Z.O.E 2, cette fois-ci le joueur prend le contrôle de Dingo Egrett, qui va être tué après avoir découvert le Jehuty tant convoité. Dingo est maintenu en vie grâce à une opération qui consiste à contraindre le heros à rester dans le mecha et le piloter. Nous sommes toujours en conflit où l'armée Braham est plus forte grâce au rival du Jehuty : Annubis. Les pilotes se connaissent, en plus de ça, très bien. Dingo Egret devra réussir à trouver au plus profond de son tempéremment impulsif, la force de conbattre le général Nohman, pour ainsi mettre véritablement fin à la guerre.

Le scenario est encore une fois plus complet, plus précis, la PS2 est maitrisée, le jeu est devenu plus beau avec des graphismes semi 3D, semi cell-shading. Les cinématiques sont intégralement en animé, chose peu fréquente pour le remarquer. Les capacités de la PS2 permettent un affichage d'ennemis plus conséquents pour des scènes d'actions plus spectaculaires, vous avez l'impression de vous battre contre des centaines d'ennemis, un rendu très impressionant. Il y a une scène où vous devrez mener une ultime bataille complète avec l'aide de plusieurs mechas : c'est assez bluffant, il faut l'avouer. C'est un très bon jeu même si le public associe Kojima à MGS...

Metal Gear Solid 2 Substance et Metal Gear Solid : the Twin Snakes

Petite mise à jour des deux gros succès de Kojima. Metal Gear 2 Substance est une version complété de MGS 2, en particulier en y ajoutant des missions VR. Missions d'entrainement présents sur MGS PS qui a, d'ailleurs, eu un disque uniquement sur ces missions : Metal Gear Solid : Missions spéciales.

Konami décide de porter Metal Gear Solid sur la GameCube de Nintendo, mais Kojima ne participe pas à la réalisation du jeu. C'est un remake exact de la version PS avec les qualités graphiques de la GameCube, mais aussi en reprenant le gameplay de Metal Gear Solid 2, autrement dit en y ajoutant la vue subjective qui est extremement pratique rendant le jeu, dont le parcours et le placement des ennemis et objets n'a pas bougé, plus simple. Et donc au final peu prenant. Mais le scenario nous embarque toujours dans cette aventure spectaculaire. Le jeu est muni de cinématiques réalisés spécialement pour cette version, tendant parfois vers du bon spectacle, tantôt vers un Snake qui se prend pour "Neo", dernier point qui n'a pas vraiment plu à Hideo Kojima, il est vrai que l'on aime généralement pas que des mains extérieurs travaillent sur votre création...

Boktai

Kojima ne travaille pas que sur PS2 et il arrive à créer un concept original sur GameBoy Advance : Boktai. Le jeu est un Action-RPG à la zelda entre autre. Mais le jeu fait intervenir la puissance du soleil, si vous jouez sous les rayons du soleil, les ennemis seront plus faibles vous permettant d'avancer plus facilement dans le jeu. Le jeu est en effet vendu avec un capteur solaire qui s'intègre à la console, permettant de glaner de "l'energie". C'est un tout nouveau gameplay, novateur et fun que propose Kojima, il casse les étiquettes "Metal Gear" avec ce soft qui marche très bien puisqu'à ce jour, 3 volets de Boktai sont en vente au Japon, dont deux volets distribués en Europe.

Metal Gear Solid 3 : Snake Eater

2005, le troisième volet de MGS est sorti. Kojima avait annoncé, après la sortie de MGS 2 qu'il ne prendrait plus les rennes de sa série fétiche, lui prenant trop de temps et de force, mais l'équipe patine et Mister Kojima reprend du service. Jugeant arriver suffisement loin avec MGS 2, il décide de modifier le gameplay afin de surprendre ses joueurs. C'est... réussi !

Vous incarnez Naked Snake, c'est en fait la première mission réelle du personnage qui sera plus tard "BigBoss" l'ennemi juré de Solid (vous trouvez ça ridicule de ne pas dire ce que tout le monde sait ? Moi pas...). Naked Snake est largué en pleine jungle, et l'action se situe dans les années 60, ainsi plus de radar à l'ecran, vous obligeant à être constemment sur vos gardes, vous êtes en plein milieu naturel, vous devez ainsi utlisez l'existant pour vous cacher, ainsi que vous nourrir. En effet, la plupart du temps vous vous nourrirez avec des animeaux sauvages, mais il est tout aussi possible d'utiliser ces animaux comme apâts, bref, c'est une panoplie d'actions interactves que propose Kojima. Celui ci pousse plus loin son scenario et ses références cinématographiques, avec une introduction digne d'un des meilleurs James Bond. Là, c'est aussi une avalanche de sentiments que le jeune Snake devra éprouvé pour être un vrai combattant. Il n'y a pas à dire, les "Snakes" sont des sentimentals qui se font trahir... C'est un énorme carton, bien que critiqué pour ses angles de camera peu pratques...

La suite ?

Hideo Kojima travaille actuellement sur Metal Gear Solid : Patriots, le jeu restant encore très secret, en effet, Kojima est un vrai "cachottier" qui aime retenir le plus d'infirmations possibles. Ons ait que Solid Snake devrait être plus vieux, plus fragile, qui plus est, il est en temps que guerre, reste à savoir s'il arrivera à la tenir à terme... Kojima travaille aussi sur Boktai DS, auquel il réflechit à une manière de révolutionner le gameplay sans le capteur solaire, impossible sur la NDS. Enfin, il planche aussi sur la portable de Sony : la PSP et ses capacités multimedias, où il travaille sur le concept de "Digital Comic", nous renvoyant ainsi vers Snatcher et Policenauts, mais ici le jeu devrait s'appuyer sur une réelle BD, le theme etant celui de metal Gear, nous ne savons toujours pas comment cela se présentera t-il... Enfin, Metal Gear Solid 3 : Subsistence est sorti au Japon, c'est un remake de Sbnake Eater, mais les problèmes de caméra ont été réglés, et le jeu propose aussi un mode online totalement gratuit, que du bon qu'attendent les européens. En plus de ça, un disque bonus sera muni des deux premiers Metal Gear à l'identique de leur version MSX 2.

Il est tout aussi bon à noter que Kojima pense depuis pas mal de temps à un jeu surfant sur la réalité du joueur, une sorte de jeu qui serait lié à la vie du joueur, où un gameover serait synonyme d'impossibilité de jouer avant plusieurs mois, années... C'est suffisemment éloquent de remarquer à quel point cet homme a de la suite dans les idées, qui plus est, il a énnoncé cette idée plusieurs fois...

Le style de Kojima est vraiment très profond, une profondeur lié à sa passion pour le cinéma lui évitant ainsi de tomber le piège du "simple" jeu. Spectaculaire, émouvant, passionant, fun, tous ces termes collent au "maitre". Cet univers qu'il a crée en devient tellement cohérent que cela en devient troublant, c'est presque comme être intime avec son oeuvre, tellement ses oeuvres sont proches mais differents. Ceci passe en effet par ses clins d'oeil que les fans adorent, mais ceci permet aussi de se faire plaisir en rajoutant des éléments propres à ses préférences. Hideo Kojima est décidemment un grand artiste videoludique, tout simplement.

Ludothèque
1986 : Penguin Adventure - MSX
1987 : Metal Gear - MSX 2 / Nes
1988 : Snatcher - PC-8801 / MSX 2
1990 : Metal Gear 2 : Solid Snake - MSX 2
1992 : Snatcher - PC-Engine
1994 : Policenauts - PC-9821
1994 : Snatcher - 3DO
1995 : Policenauts - 3DO
1996 : Policenauts - PSX / Saturn
1997 : Tokimeki Memorial Drama series 1 - PSX / Saturn
1998 : Tokimeki Memorial Drama series 2 - PSX / Saturn
1998 : Metal Gear Solid - PSX
1999 : Metal Gear Solid : Missions spéciales
2000 : Zone of the Enders - PS2
2002 : Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty
2003 : Metal Gear Solid 2 : Substance
2003 : Zone of the Enders : the 2nd Runner
2004 : Boktai : the hand is your hand
2005 : Metal Gear Solid 3 : Snake Eater
2005 : Boktai 2
2006 : Boktai 3
2006 : Metal Gear 3 : Subsistence
200? : Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots
200? : Boktai DS
200? : Metal Gear : Digital Comic