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Megaman X

sortie le 17/12/1993 sur Snes
écrit par Shimoa
édité par Capcom
développé par Capcom

Reconnu comme étant la série comportant le plus d’épisode, Megaman (Rockman) a plus souvent déçu que déchaîné les passions. Pourtant s’il fallait en retenir qu’un parmi les 80 titres de la saga, ce serait certainement ce premier épisode Super Nintendo, un monstre, un joyau, un chef d’œuvre : Megaman X.

Dans un univers bien plus adulte, sans pour autant laisser de côté le style manga, Megaman X, vous met dans la peau du puissant robot bleu, cette fois renommé X. Il va combattre une révolte de réploïdes, c’est de cette manière qu’est appelée la communauté androïde, qui compte bien prendre le dessus sur l’humanité. Sigma, votre ancien chef, dirige cette révolte et s’est entouré de huit généraux. X et son coéquipier Zero (qui deviendra à la suite de cet épisode une figure emblématique), sont là et bien décidés à lui mettre des bâtons dans les roues.

Peu de changement et pourtant

Megaman X reprend complètement le concept de la série, aucun changement dans le déroulement du jeu très simple, un niveau d’intro amenant sur un choix de huit niveau à faire dans l’ordre qui vous sied le plus, pour déboucher enfin sur niveau final en trois parties. Huit boss vous attendent dans leurs mondes respectifs, chacun vous apprenant un nouveau pouvoir une fois vaincu. Ce pouvoir lui-même vous permettant d’en découdre plus facilement contre un autre, car comme à l’accoutumée, ils sont tous très sensibles à un style d’arme.
Pourquoi ce Megaman X est-il meilleur qu’un autre, s’il innove si peu. Difficile à dire, mais je dirais tout simplement : le design, l’ambiance, le scénario, les boss… le charme.

Atmosphère

X a abandonné le côté ridicule du petit robot bleu NES pour un redesign de toute beauté. Et il suffit de le voir bouger pour enfin se dire : « pfffiou, il a la classe quand même », les détails sont nombreux, et l’animation tout simplement bluffante. Rien que le voir courir ou tirer (le détail du sprite permet même de voir son bras tireur être stabilisé par l’autre en cas de tir statique)suffit pour tomber sous le charme. Enfin, son tout nouveau mouvement consistant à grimper le long des parois en matraquant le bouton de saut, alliera le côté pratique à une animation particulièrement stylée. Son coéquipier, Zero, redéfinie à lui seul le mot « classe » et nombreux ont dû être les joueurs à être frustré de ne pas le trouver jouable dans ce chapitre(cette erreur sera réparé 2 épisodes plus tard). Les boss révolutionne aussi la série, si il reste des affilié à un élément (glace, feu, foudre…), l’enveloppe humaine tellement connu de la série original ainsi que leurs noms ridiculement trippants (Elecman, Cutman, Iceman) laisse place à quelque chose de nettement plus classieux encore une fois, puisque représentant le règne animalier. Ainsi, on se battra contre, Chill Penguin, Flame Mammoth, Sting Chameleon, Armored Armadillo, Spark Mandrill, Launch Octopus Boomer Kuwanger, ou encore Storm Eagle : mon petit coup de cœur perso.

Irregular Hunter X

Derrière cet étrange nom, se cache le remake de Megaman X sur PSP. Un bon moyen de découvrir le jeu, autrement qu’en téléchargeant la ROM Super NES (et oui, tout le monde n’est pas fan du téléchargement… si si). Le titre très correctement réalisé, via une 3D très propre, se verra ajouté quelques bonus bienvenu. Tout d’abord des animes d’excellentes factures, un approfondissement de l’histoire, quelques niveaux redesigné, une musique remixée (raaah quel pied !) et surtout la possibilité de faire l’aventure avec Vile, le méchant Reploide violet qui fout une décullotée à X à deux reprises (ah la la, heureusement que Zero est là). Un défaut ? Oui, les graphismes 3D aussi fidèle soit il, rendent les personnages au final, moins attachant, et un jeu général ayant un peu moins de charme. Mais saluons tout de même l’effort des développeurs, Irregular Hunter X, n’est pas un remake « à la va vite » et c’est trop rare, pour ne pas en parler.

Le chemin pour être vite classe

Après l’avoir retourné dans tous les sens, j’aide les petits nouveaux qui bloquerait un peu pour l’ordre des boss à vaincre. Le chemin le plus simple serait : Chill Penguin > Spark Mandrill > Armored Armadillio > Lauch Octopus > Boomer Kuwanger > Sting Chameleon > Storm Eagle > Flame Mammoth. Mais comme je ne fais rien comme tout le monde, je conseillerais de battre 4 boss en priorité : Chill, Sting, Storm et Flame. Pourquoi ceux la en priorité ? Parce que leur stage abrite chacun une partie de l’armure, et vous permet donc rapidement de troquer votre simple costume bleu en une armure mecha blanche de toute beauté. Bien sûr, cette technique vous demande de vaincre Sting Chameleon à la loyale (vous n’avez pas l’arme de Kuwanger pour le vaincre) et ce n’est pas une mince à faire. C’est ça aussi d’être impatient.

Hadoken !

Capcom est friand de clins d’œil, Megaman X en a surtout un, mais très coton à récupérer, le fameux Hadoken de notre ami Ryu. Pour cela, il faut avoir trouver tout dans le jeu, jauge de vie au max, les huit boss vaincu ainsi que les 4 réserves Sub T (des réserves de vie). En ayant prit soin d’avoir au moins 4 vies, il faut retourner dans le niveau d’Armored Armadillo et tomber dans la falaise juste avant la porte du boss pour mourir. Après avoir refait cette opération 4 fois en tout, il faut monter la paroi juste au dessus de la porte, et là, miracle une capsule, montrant votre créateur le docteur Light, mais cette fois en kimono, vous remettant le destructeur hadoken. Un tir à réaliser en faisant le célèbre quart de tour avant, uniquement quand votre vie est au max, ayant la particularité de tuer n’importe qui d’un coup.

Mise en scène prenante

L’aventure de Megaman X, c’est un rythme effréné, où chaque stage est une occasion de rester scotcher tant la mise en scène est bien pensée : vitres qui explosent au premier plan, Robot vous entraînant dans sa chute, combat épique sous marin, aérien…On ne verra plus jamais ça dans aucun autre épisode malheureusement. Le scénario n’est pas en reste, et en restant bien sûr dans le contexte qu’il s’agit juste d’un petit jeu d’action, surprendra même, dû à quelques rebondissements. On notera aussi le surprenant principe du changement des décors en fonction des actions précédentes. En effet, battre un boss dans un stage peut avoir une flagrante répercution sur un stage : Finir le niveau aquatique aura pour occasion de remplir les bassins de la jungle, la lave d’un niveau sera refroidie si le niveau de glace est terminé…

Génial et indispensable si l’on cherche à trouver tous les éléments. Toute l’aventure est de surcroît accompagné musicalement avec brio. Le thème musical de chaque stage flatte les tympans, musiques rythmées en rapport avec l’univers de chaque niveau, du grand art, vraiment.

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