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Unirally

sortie en 1994 sur Snes
écrit par Shimoa
édité par Nintendo
développé par DMA Design

Si ce nom ne vous dit rien, peut être qu’Uniracers, le nom original, si ? Non, toujours pas ? Et pourtant, Unirally, ne sort pas d’une boite inconnue, puisque c’est le Big N qui s’est essayé à un tout nouveau genre. Alors ne vous fiez pas à l’aspect rudimentaire des quelques photos, car derrière ce visuel désuet, se cache une véritable petite perle, malheureusement passée quasi inaperçue à l’époque.

Unirally, c’est ni plus ni moins un jeu de course. L’originalité, vient de la vue proposée, de profil, et de la nature des véhicules, de simples monocycles… sans acrobates dessus. Le but, battre son adversaire en passant en premier la ligne d’arrivée. On avance avec gauche et droite, selon la direction des différents parcours, 45 en tout, alors que les boutons seront affiliés aux figures. Oui des figures, car pour gagner de la vitesse, il va falloir jouer les acrobates. La moindre bosse sera prétexte à s’élever dans les airs, pour tenter roll, flip, twist et autre z-flip. C’est simple, plus la figure est risquée et complexe, plus l’accélération sera grande en atterrissant. Bien évidemment, si vous tombez sur la tête… enfin la selle, vous serez handicapé en perdant votre vitesse, jusqu’au prochain saut.

Réflexe et par cœur

La vue proposée, à l’inconvénient d’avoir une visibilité restreinte. Pour savoir ce qu’il nous attend, il va falloir apprendre un code de couleur. En effet, la piste est toujours rayée de deux couleurs, qui indique si oui ou non, vous pouvez tenter telle ou telle chose, Bleu/Vert, aucun danger, vous pouvez faire l’imbécile, Rouge/Bleu, quelque chose se prépare… Bien entendu ce système ne suffit pas, et il faudra faire plusieurs fois chaque course pour savoir le temps de durée de chaque saut, par exemple.
Les courses sont divisées en trois catégories, le Rallye : un simple tracé, les boucles, un circuit fermé aux nombres de tours imposés, et le Stun : un tronçon où le but est de marquer le plus de points en un temps donné.

C’est pas beau… mais qu’est ce que ça bouge !

C’est sûr techniquement, Unirally fait et faisait plutôt rire. Des fonds qui font regretter les papiers peints de la cuisine de Mamie, et pas grand-chose de présent à l’écran en fin de compte. Mais ce choix artistique étrange, n’en a que plus optimisé l’animation démentielle du jeu. Ca va vite, très vite, et pas l’once d’un ralentissement n’est perceptible. Les fonds psychédéliques (oui ! je sais c’est laid, je l’ai déjà dis), n’encombrent pas et ne gênent aucunement la lisibilité de la course. Le monocycle est même animé de telle façon qu’il en parait vivant, il tourne la selle, pour observer son concurrent le rattrapant, et sa roue devient ovale pour un effet de vitesse saisissant. Notre uniracer en devient presque attachant et charismatique… mais là, je m’emballe. Et je ne parle pas des différentes musiques du titre, bluffantes, que des solos de guitare très rock et bien péchus

Un mode multijoueur était également présent, amusant à deux, l’écran splitté restait tout de même réservé aux connaisseurs, la lisibilité étant encore plus réduite. L’intérêt du titre résidait donc surtout aux pétage de record, et là-dessus Unirally remplissait parfaitement son rôle. Y jouer aujourd’hui reste encore un grand plaisir, de la vitesse, du challenge et un fun omniprésent. Un OVNI, une bombe !

85%